Valpo-Salta

Valparaiso (17.04.17) – Salta (10.05.17)

Il était là de dos, au bord de la route, une pelle à la main, à déplacer un tas de gravier. La fin du hameau approchait, et toujours pas d’endroit adéquat pour monter notre tente. Je m’approchai de lui en inscrivant une grande courbe dans la terre poussiéreuse, afin de l’aborder par le côté pour ne pas lui faire peur. Je ne sus lequel des deux, entre la pelle et le bonhomme, soutenait l’autre. Mais une certaine harmonie doublée d’un effort certain se dégageait de la scène. Je demandai au vieillard s’il connaissait un endroit dans son patelin pour passer la nuit. Il me répondit qu’ici il n’y avait aucune structure pour accueillir le touriste, mais que son jardin était nôtre pour la nuit. En 30 secondes, l’affaire était pliée, ainsi fonctionne l’hospitalité argentine!

Mais commençons par le commencement. Après 10 jours de repos bien mérité, nous quittons Valparaiso avec un petit pincement au cœur. En effet, l’appartement de Fernando, Cathy et Renécito nous aura offert un sacré joli « chez nous », bien appréciable. Et chaque nouveau départ bouscule un peu nos gènes sédentaires et le confort qui va avec.

Après 75 kilomètres, nous arrivons à La Calera. En ce dimanche de Pâques, la ville semble bien glauque, les magasins et autres cafés sont tous fermés. Quelques jeunes traînent dans la rue, à l’instar des nombreux chiens errants. Ne trouvant pas l’endroit du siècle pour dormir, nous allons au poste de police, voir s’ils n’ont pas un bon tuyau. L’agent de service, un fanático du vélo, se met en quatre pour nous trouver un bon plan, mais en vain: trop loin, fermé, ses tuyaux prennent tous l’eau. Il y aurait bien cet hôtel au centre ville à 40 balles, mais nous on n’est pas motivés, trop cher et trop impersonnel. En partant, je lui demande si on ne pourrait pas camper dans le patio de l’hôtel de police. Négatif, cela semble bien compliqué. Et puis tout d’un coup, par association d’idée, il mentionne un autre patio à trois maison d’ici, utilisé pour organiser des fêtes. Sarah accompagne le policer, tous les deux vont sonner chez le voisin. Le type à l’interphone ne comprend que dalle, pense à une farce: un flic qui essaie de me refiler deux étrangers pour la nuit?!? Il vient discuter sur le trottoir, commence à comprendre que c’est du sérieux en voyant un vrai uniforme et une vraie blonde… Après consultation auprès de sa femme, c’est gagné, nous sommes accueillis chez Guillermo et Evelin… comme des rois!! En fait il ne s’agit pas du tout d’un endroit à louer pour venir faire la fête, mais bêtement d’une famille qui fait tout le temps la noce! Comme la maison est grande, chaque anniversaire, jour férié et autre événement se passe ici! Et comme c’est dimanche de Pâques, ils sont une vingtaine à célébrer! Ni une ni deux nous voilà à table, avec riz, grillades, bières… et 20 Chiliens autour de nous à essayer de comprendre ce que nous faisons là avec nos bicyclettes… De notre côté on essaie de comprendre les liens de parenté entre les personnes, pas facile avec la langue! On se croirait à la Saint-Nicolas des Thévoz (nb fête de famille annuelle du côté de mon père)! Guillermo et Evelin sont aux petits soins avec nous, veillent à ce que l’on ne manque rien, et nous mettrons même une chambre à disposition.

Le lendemain, après un bon petit déjeuner en compagnie de Guillermo, qui nous parle de son entreprise de construction, et de Tintin (Valentin) qui nous fait des œufs brouillés, nous prenons l’autoroute en direction de Los Andes, dernière ville avant la traversée des Andes. A Los Andes, nous allons sonner chez Eric Savard, un vétérinaire français installé au Chili depuis 49 ans! Grand passionné de VTT et de voyages à vélo, il tient une casa de ciclista et accueille gratuitement les cyclonautes chez lui. Eric nous met sa vieille cuisine et un bon gros matelas à disposition, le luxe! Le soir, restaurant tous ensemble avec son fils Cristobal. Les discussions tournent autour du vélo, du Chili, de la Suisse… On serait bien restés plus longtemps, mais il faut qu’on passe les Andes avant le mauvais temps annoncé…

Les Andes, ici, se traversent par le tunnel (3200m) respectivement par le col (3830m) du Christ Rédempteur (aussi nommé col Bermejo). Route internationale reliant Santiago à Mendoza, le trafic de poids-lourds est important, représenté par tous les pays du sud: Argentine et Chili bien sûr, mais aussi Brésil, Uruguay et Paraguay. Nous quittons Los Andes (830m) et avons la route pour nous. En effet, avec la neige tombée durant la nuit, le tunnel est fermé pour la matinée. But de la journée, Portillo (2880m), sa station de ski et son hôtel 5 étoiles. La balade, 62 kilomètres, plus de 2000 mètres de grimpette et quelques 27 lacets, nous prendra 7 heures d’effort. Heureusement, presque chaque camionneur nous fait un signe d’encouragement. La palme reviendra à ce Brésilien, qui nous klaxonne par petits coups intermittents déjà 100 mètres avant de nous croiser, puis qui lève ses deux pouces en souriant comme un gosse, le tout au beau milieu du lacet avec son 40 tonnes… A l’hôtel, nous sommes incroyablement bien reçus. Juan l’intendant du moment, nous montre un bâtiment annexe de l’hôtel, contre lequel nous pouvons planter notre tente, sous le balcon, à l’abri de la pluie annoncée. Thé le soir, café le matin, tout nous sera offert gracieusement, à dix-mille lieux de l’hospitalité de certains établissements suisses… Ils ne nous laisserons même pas faire notre vaisselle nous-même…!

Sous un soleil radieux, nous avalons les 7 derniers kilomètres jusqu’au tunnel. Sarah se tâte, tunnel ou col? Les employés du service des routes nous proposent spontanément de nous faire traverser le tunnel dans leur pick-up, car interdit aux vélos. Sarah hésite, mais il fait beau héhé. Pour ne pas avoir de regrets par la suite, elle veut quand même essayer le col. Les employés nous assurent qu’il est ouvert, malgré la neige. Avant nous, trois motards et un pick-up sont montés. C’est parti donc pour 8.5 kilomètres de ripio (piste), 650 mètres de dénivelé et 52 lacets! L’ambiance est grandiose, avec les pics alentours enneigés et la solitude retrouvée, c’est juste magnifique! Malheureusement, avec la neige qui recouvre maintenant la piste, l’altitude et les efforts de la veille, l’effort est rude, trop rude pour Sarah. A 3400 mètre, elle rebrousse ripio, pour aller profiter du pick-up. Rendez-vous en Argentine! Je continue sur ma monture, mais la neige se fait de plus en plus présente, et ça devient sacrément rude. Je passe à présent tous les lacets à pied, car ils sont plus raides que le reste de la route. Sur le vélo, le cœur tape fort, les poumons turbinent, et avec mon vélo de 45 kg, je fais l’équilibriste à 4 km/h pour pouvoir rester dans la trace du pick-up. Les trois motos ont fait demi-tour depuis belle lurette déjà, pneus lisses obligent. Puis, à la sortie d’un lacet, ma tête refuse de se remettre en selle et à partir de là, je continuerai à pied, pour une heure et demie encore. Après 2h40 de combat, me voilà au col, en extase. Le musée andin à ciel ouvert dévoile son côté argentin, avec sa collection de « 5000 »! S’ensuit une descente prudente sur le ripio de neige immaculée. En bas, le type de la vialidad (service des routes) me demande avec un regard accusateur d’où je viens, le col étant officiellement fermé. « Oui mais au Chili ils ont dit que… » Ça ne fera qu’une divergence de plus entre les deux pays, pas grave. Je retrouve Sarah autour d’un bon thé et hop, en selle.

Le lendemain, programme papi: 40 km de descente pour rejoindre Uspallata. C’était sans compter un vent tempêtueux de dos! Donc programme très papi même, tant que le vent reste de dos. Il suffit d’une courbe de 5 degrés pour que le vent souffle légèrement de côté, et là ça devient sport, faut être à son affaire pour tenir sa ligne! Mais comme le tunnel est à nouveau fermé (c’est beau noir derrière nous là-bas en haut!), nous avons la route pour nous. Sur des pentes à 2-3%, nous filons à 70 km/h. Je mets le nez dans le guidon et là le bruit des roues augmente encore, 75, 80 km/h, juste grisant!!

Après 200 km en deux jours, nous arrivons dans le hameau perdu de Villa Nueva. Il était là de dos, au bord de la route… Mais oui, c’est Francisco, le petit vieux du début de l’article! Il est chou Francisco! 90 ans dans 3 mois, il se balade en sifflotant, se met en quatre pour nous accueillir, nous sort une nappe pour la table du jardin, écoute de la musique pour tout le quartier… De ses 10 enfants, un seul vit aussi au village, les autres se sont éparpillés à travers le pays. Il viendra lui rendre visite dans la soirée. Avec Sarah, on l’a d’abord pris pour un ami à lui. Faut dire qu’il boitait méchamment le fils, ravagé par l’arthrose. Il ne faisait pas beaucoup plus jeune… Ses petits-enfants, il ne les connaît pas tous, mais il pense en avoir une trentaine. Quant aux arrières-petits-enfants, il sait qu’il en a, mais il ne les connaît pas. Comme si pour lui, sa progéniture sensée représenter le futur, appartenait déjà au passé avant même d’exister, la faute à un double éloignement, géographique et temporel, trop grand. Le soir, il se met sur son trente-et-un, car des amis vont venir le chercher pour aller souper. Il est sacrément chic Francisco, avec son foulard autour du cou! Le lendemain, plus d’eau courante dans la maison. Ce doit être chose fréquente, car Francisco a un baril d’eau potable dans le jardin, au cas où. Il commence alors à transporter des seaux d’eau entre son jardin et la cuisine, tout naturellement. Comme je vide sa réserve d’eau de la cuisine pour remplir nos gourdes, je vais rechercher de l’eau dans le baril. Quand je lui dis que le récipient de la cuisine est à nouveau plein, il rétorque un oui nonchalant, genre: ça ne m’intéresse pas, j’aurais très bien pu le remplir moi-même ce récipient! Déjà la veille il m’avait quasiment ordonné de m’installer et de me reposer, alors que je voulais l’aider à pelleter son gravier… Sacré Francisco, c’est encore un solide gaillard!

De là nous attend un ripio de 86 km particulièrement méchant, parfois sableux, ce qui nous oblige à pousser nos montures. La solitude est extrême, pas une voiture ne passe, pas de réseau cellulaire, pas d’eau, pas d’animaux, rien. Que nous, avec notre enthousiasme, nos mollets et notre réserve d’eau de 5 litres (en plus de nos gourdes), au cas où… Seul le hameau abandonné de Tocota, construit proche d’une ancienne mine d’or, se dresse sur notre route, après 52 kilomètres, 1000 mètres de dénivelée et 6 bonnes heures de piste. A Tocota, seuls quelques policiers il y a. Ils nous donnent de l’eau pour le lendemain, de l’eau chaude pour le maté du soir et nous proposent de camper dans la ruine voisine, à l’abri du vent. Parfait donc!

La suite ne mérite que peu de mots, les photos parlent d’elles mêmes. Nous rejoignons la fameuse ruta 40 à Huaco, pour continuer plein nord jusqu’à Salta. Au programme de belles lignes droites, un soleil radieux jour après jour, des gens chaleureux, toujours la main levée sur notre passage, et des étapes relativement faciles qui nous permettent de « tracer » à fond!

Et puis arrive enfin Salta, qui représente pas mal de choses à nos yeux: la fin de la pampa pour une kyrielle de cols à plus de 4000 mètres, la fin définitive de l’Argentine pour un sixième (!) passage au Chili… Mais aussi le cap des 10’000 kilomètres qui n’est plus qu’à 3 coups de pédales et surtout l’arrivée de Robin, mon frère, qui se joint à nous pour le plat de résistance: cols andins à gogo et altiplano bolivien! L’Abra del Acay, plus haut col argentin avec ses 4972 mètres n’attend plus que nous, la suite au prochain épisode… Mucha suerte!

Arthur | 11 mai 2017 | Salta | Kilómetro 9’960

La fête bat son plein chez Evelin et Guillermo 😉
Après une nuit dans un bon lit, nous faisons des au revoir matinaux. Guillermo se tâte encore à nous accompagner…
Dans l’ancienne cuisine d’Eric. Le luxe!
Voilà de quoi nous occuper un moment!
Prévention routière à la sauce chilienne.
Diable! Nos barryvox (détecteurs de victimes d’avalanches) sont restés à la maison!
Plongée sur les caracoles (lacets).
Un des nombreux camions internationaux, poussifs à la montée, prudents à la descente, il nous sont plutôt sympathiques.
L’hôtel de Portillo accueille chaque hiver austral de nombreuses équipes internationales. En haut à gauche, un dossard de Ted Ligety à Wengen.
Mise en service en 1949, Portillo est la plus vieille station de ski du continent. En 1966, le championnat du monde de ski alpin y fera halte pour la première et dernière fois.
Camping à l’abri de la pluie 😉
Juste avant le tunnel, une dernière longue galerie protège la route des avalanches et autres chutes de pierre.
Entrée du tunnel côté chilien.
Et c’est parti pour 52 lacets sur ripio!
Malgré la bonne piste, l’effort à fournir est rude…
Peu avant le col, la neige fait maintenant partie intégrante du paysage. Les traces du pick-up me facilitent la tâche, je pousse ma monture pendant 1h30. Sarah a rebroussé chemin depuis un moment déjà.
Les nombreux lacets vus d’en haut. Seul au monde, je suis en extase après les nombreuses heures passées à rouler sur les routes trop fréquentées du Chili central.
Juste sous le col, le Christ Rédempteur est en vue!
Le Christ Rédempteur, statue de bronze de 7 mètres de haut, fut sculptée à Buenos Aires et amenée au col en 1904 par train et dos d’ânes (en plusieurs morceaux, la statue donc, pas les ânes) pour célébrer la résolution pacifique du conflit frontalier opposant le Chili à l’Argentine.
Le côté argentin s’offre enfin à moi, avec le cerro Tolosa (5379m). Avec la neige qui recouvre tout, je dois chercher un peu le début de la piste pour pouvoir descendre!
Le haut de la vallée argentine s’ouvre à moi, avec sa collection de « 5000 »! Ainsi que la piste enneigée, mais parfaitement roulable!
« Priorité à ceux qui montent ». Aujourd’hui, pas besoin d’être trop regardant…
Pura vida!
Mélange ocre-blanc et longue descente en perspective.
Nous filons sur Uspallata, 1000 mètres plus bas.
Un vent patagonien nous pousse à 70-80 km/h sur une route à pourcentages belges. Au loin le sable vole… Quand on roule, le vent apparent est quasi nul, mais à l’arrêt les biciclettes ne tiennent pas debout!
Peu avant Uspallata c’est la tempête! Le vent latéral nous fait faire des prouesses d’équilibristes, parfois avec l’œil droit fermé pour éviter de se le faire violemment sablé. Le tout en veillant à bien tenir sa droite…
Décors de rêve entre Uspallata et Barreal.
Après le centre du Chili densément peuplé, nous retrouvons avec joie les grands espaces argentins!
Un peu de ripio pour garder la forme!
Pour prendre 100 mètres d’altitude, il faut parcourir environ 10 kilomètres. Du coup, les points de vue sont plutôt plats…
Les « 5000 » au nord-ouest d’Uspallata, presque irréels.
En mode ligne droite, nous avalons les kilomètres.
En quittant Calingasta.
Le salon de Francisco, simple mais non sans charme.
A l’heure du départ, photo souvenir avec Francisco devant sa maison, à Villa Nueva.
La piste entre Villa Nueva et Iglesia, c’est 86 km d’effort intense: 1000 mètres de dénivelé, parfois du sable où il faut pousser les vélos et une moyenne à 10 km/h.
Juste avant Tocota, à 2600 mètres.
Après 6h de piste astreignante, rien de mieux qu’une bonne douche! Heureusement la sacoche est étanche! Nous passerons la nuit dans cette maison en ruine, à l’abri de la tempête.
Au crépuscule, jeu de lignes orthogonales.
En quittant Tocota pour Iglesia, 2h30 de ripio pas beau nous attendent encore.
Quebrada (gorge) de Rodeo, en descendant sur San José de Jáchal.
Idem.
Cuesta de Huaco, avec la route qui serpente à travers les collines.
Camping sauvage urbain sur la Plaza de Armas de Huaco.
Sur le départ, en compagnie d’Alejandro et Mencho. Ale fait le tour complet de son pays, plus que 13 provincias sur 23. Avec son vélo single speed, sa remorque fabrication maison et son chien de 30 kilos! Ce dernier est malheureusement décédé à l’heure actuelle, shooté par une voiture…
Le nord de l’Argentine, c’est parfois comme 2001 l’Odyssée de l’espace: il ne se passe pas grand chose, il faut beaucoup de patience et de persévérance, mais finalement ça reste un chef d’œuvre!
Et tôt ou tard arrive une récompense, comme ici à la Cuesta de Miranda.
Le cablecarril (télécabine) de Chilecito: achevé en 1904, il permettait de transporter hommes et matériel jusqu’à la mine d’or, d’argent et de cuivre « La Mejicana », située quelques 3500 mètres plus haut et à une quarantaine de kilomètres de la ville. Durée du trajet: 4 heures!
Site de Shincal, ville (20’000 habitants) d’importance au temps des Incas.
Jeu de couleurs juste avant Punta de Balasto.
Vignes et cactus, peu avant Cafayate.
Coup d’œil en arrière sur Cafayate, avant de s’enfiler dans la quebrada éponyme.
Dans la quebrada, les cyclistes sont rois!
L’envahisseur attaque, c’en est bientôt fini avec le soleil!
L’amfiteatro, où quand l’eau érode une sorte d’immense puit…
La force de la nature… et les détours de l’homme!

2 commentaires sur “Valpo-Salta

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  1. Bonjour les djeunes!
    Ouah, vous êtes super productifs! Vous faites du 200km en 2 jours et surtout vous écrivez 3 articles en même pas 2 semaines!!!
    Merci pour vos magnifiques photos et récits qui mettent l’eau à la bouche!
    Bravo d’avoir passé le col du Christ Rédempteur (même avec l’option tunnel), vous êtes des champions!
    La photo qui fait la publicité pour la saccoche est super! Vous l’avez envoyée à Ortlieb?
    Bonne continuation et bon vent pour votre course des cols!

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  2. Magnifique les copains!
    J’ai remarqué vos « nouveaux »articles aujourd’hui seulement. Que d’aventures!
    Si au retour vous ne voulez plus être ingénieurs, vous pouvez tjs vous recycler dans l’écriture! Vous êtes plutôt bons! 🙂
    Bisous et vous devez déjà avoir une bouteille pour les 10000!!

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