Forteresse imprenable 

San Pedro de Atacama (03.06.17) – Uyuni (18.06.17)

Déposés par nos camions respectifs à 1 km de San Pedro de Atacama, nous sommes un peu déphasés par cette traversée trop rapide, dépités par la situation neigeuse de la région et en sueur, rapport aux températures beaucoup plus clémentes que les dernières semaines… 

Par contre une fois installés et douchés (une urgence!), nous ne boudons pas notre joie devant les dizaines de cafés, de restos et surtout la boulangerie française Franchuteria et ses croissants jambon de parme/parmesan ou dulce de leche. Nous gardons pourtant toujours un œil sur la situation neigeuse de la région et passons tous les jours au poste de carabineros nous renseigner sur l’état du col Hito Cajón: toujours fermé! Pas grave, pour le moment le rôle de touristes nous convient bien. Il faut dire que les environs de San Pedro se visitent agréablement à vélo, d’ailleurs un quart des agences du village louent des VTT… Nous commençons par une petite excursion dans les gorges du diable, boucle sympathique dans les lits asséchés de multiples rivières, creusés dans la roche très friable du coin. Le deuxième jour nous partons découvrir LE site touristique de la région: la valle de la luna. Pour faire comme les autres cyclistes et différemment de tous les autres, nous nous levons aux aurores et visitons la vallée de la lune… au lever du soleil. Merveilleuse impression que de se promener des heures durant au milieu des ces dunes et formations géologiques, seuls au monde. Nous avons bien fait de faire abstraction des heures d’ouverture du parc… Un peu crispée par les nombreuses heures de pistes et le froid poignant des derniers jours, je profite de ce haut lieu touristique pour me faire cadeau d’un massage bien mérité. Le masseur, consciencieux, prolongera sa prestation d’un quart d’heure pour finir de me dénouer les épaules. Et voilà, San Pedro nous avons vu et il est grand temps de reprendre la route. Seule la météo en a décidé autrement, annonçant de nouvelles chutes de neige. Nous repoussons donc notre départ de 24h et grand bien nous a pris puisqu’il commence à neiger à San Pedro. Un fait rare. La dernière fois c’était il y a 3 ans et avant ça il y a 30 ans. La poisse! Le Hito Cajón, ça fait longtemps qu’on n’y pense plus. L’idée du moment est de gagner du temps sur la fonte des neiges en continuant vers le nord jusqu’à Ollagüe, par le Chili. Arrivés là, si les conditions de la route le permettent, nous pourrions emprunter la route des lagunes du nord au sud, effectuant ainsi une belle boucle depuis San Pedro de Atacama.

Après ce passage de frontière éprouvant, l’heure du farniente a sonné à San Pedro de Atacama
Balade dans le dédale des gorges du diable
Sortis indemnes du labyrinthe, nous profitons de la jolie vallée du Rio San Pedro.
La valle de la Luna au petit matin. Nous sommes en tête à tête avec ces paysages d’exception 😉
La dune principale, attraction du parc
Balade matinale
Neige ou sel?
La neige s’invite à San Pedro de Atacama, rendant les rues bien boueuses.
 

Le 8 juin, nous prenons la route au petit matin en direction de Calama. Très vite, nous arrivons au barrage de la police. Eh oui! Même la route pour Calama culminant à 3420m est enneigée et les machines sont encore en train de la déblayer. Nous dépassons la file de véhicules déjà présents et arrivons gonflés à bloc, divers arguments en poche, devant la police qui parfois ne comprend rien à rien aux cyclotouristes et leurs besoins. Mais leur chef fait peut-être un peu de vélo, car il se rend vite compte qu’il nous faudra en tout cas trois heures avant d’atteindre la zone concernée et nous laisse passer. La journée commence bien! Non seulement la route nous est réservée, mais la vue sur la Cordillère enneigée est magnifique. La limite de la neige s’étend à perte de vue. 

En quittant San Pedro de Atacama le matin du 8 juin, la neige montre clairement la limite à ne pas dépasser…

A Calama, première grande ville depuis Salta, nous profitons du centre commercial pour remettre notre matériel à niveau. L’objectif de l’appareil photo d’Arthur bat de l’aile, vibre à la fréquence d’un colibri mais ne s’ouvre plus… Mon matelas, lui, souffre d’incontinence chronique. Robin vite habitué aux petits villages nord-argentins est un peu déphasé dans ce centre « comme chez nous ». Tant qu’à faire, nous mangeons japonais! 🙂

Jusqu’alors un peu perdus par tous ces changements de programme, nous avons maintenant une ligne claire, la voie ferrée reliant Calama à Uyuni, que nous allons suivre jusqu’à Ollagüe, dernier village avant la frontière bolivienne. Ensuite nous verrons…

Il nous fallu quatre jours pour parcourir les 200 kilomètres restant au Chili. Cette étape oscilla entre monotonie, déception, émerveillement, générosité et finira en beauté, nous laissant des souvenirs mémorables de ce pays filigrane. 

Il faut dire que la route entre Chiu Chiu et Estación San Pedro, longue rectiligne de 50 km, offrant aux regards toujours les même sommets, le vent de face aidant au découragement, ne fut pas l’étape la plus fun du voyage. Enfin à Estación San Pedro, nous ne rêvons que d’une petite place, où poser nos tentes ou, si possible, uniquement nos matelas. Les gens du village nous font miroiter un paradis, où l’on sert du thé et des plats simples mais chauds. Au lieu dit, nous pouvons nous installer dans l’entrée couverte de la cantine mais ne recevrons jamais les mets promis. Après avoir attendu jusqu’à 21h, nous apprenons qu’il ne reste rien du plat proposé. Trop tard pour cuisiner nous-mêmes, nous insistons et recevons quand même le lot de consolation: du pain et de la confiture. Le lendemain, même plus de pain… Du moins au premier abord. En pleurnichant un peu, j’arrive quand même à lui acheter dix petits pains pour notre déjeuner contre les vingt espérés. Heureusement nous en avons encore mais devrons en trouver rapidement ailleurs. Nous quittons donc cet endroit avec deux déjeuners dans le ventre, pas de quoi nourrir son cycliste pour longtemps! Surtout qu’aujourd’hui ça monte… Contrairement à la veille, les volcans se succèdent et proposent des paysages colorés à nos yeux avides de nouveauté. Peu après notre pause de midi, le train, lourdement chargé de bore, reliant Calama à Uyuni, nous dépasse. Ni une ni deux, Arthur se met en tête de lui couper la priorité au col et part à toute vitesse dans cette chevauchée hors du commun. Nous le retrouvons au col d’Ascotan (3966m) heureux comme un gosse. Le conducteur lui a sifflé quelques encouragements ;-). Puis vient la descente. Efficace, la rampe débouche 250m plus bas sur le salar d’Ascotan, l’occasion pour Arthur d’établir un nouveau record de vitesse avec son vélo lourdement chargé: 89 km/h!

Petit village de Estación San Pedro, le long de la voie ferrée reliant Calama à Uyuni.
Première rencontre avec le train chargé de bore. Il en passe trois par jours.
La route asphaltée et rectiligne permet d’apprécier le paysage sans autre préoccupation. Ici le Cerro del Azufre à 5800 mètres.
Le train, prêt sur la ligne de départ pour sa course avec Arthur.
Vision paradisiaque des volcans chiliens entourant le salar d’Ascotan.
Ces derniers temps, les frères Gremaud m’ont souvent protégée du vent, comme du soleil! 🙂
 

Nous atteignons Cebollar en fin d’après-midi. Ce n’est pas un village à proprement parlé mais un campement pour les travailleurs de Quiborax, entreprise qui détient des mines de bore. Les employés qui vivent ici une semaine sur deux, sont responsables des contrôles de qualité des matériaux extraits. Nous leur demandons, sans grande conviction, encore un peu refroidis de la veille, un endroit où dormir. Et là, l’accueil réservé dépasse de loin toutes nos attentes! Une chambre nous est mise à disposition et nous sommes invités à partager leur repas. Le cuisinier, un chic type d’Arica, nous concocte une délicieuse soupe de légumes et poulet, suivie d’une subtile omelette de légumes. Nous sommes aux anges!

Malgré le panneau peu engageant, nous sommes accueillis comme des rois chez Quiborax.

Ollagüe sonne la fin d’une longue période (8 mois en tout) à jongler entre Argentine et Chili. Demain nous serons en Bolivie ;-)! Demain oui, car la fête du saint patron du village, San Antonio de Padua, nous oblige à prolonger notre séjour ici. Tout l’après-midi, nous avons tourné en boucle dans le village construit autour de la gare, épié les différentes phases de la fête à l’église et renfloué nos victuailles en fruits et légumes dans les trois échoppes aux horaires distincts. Finalement nous n’aurons pas vu grand chose, le pic de la fête ayant eu lieu à minuit, mais entendu la fanfare et les pétards déchirer la nuit glaciale de la Puna sous nos nombreuses couvertures de l’auberge du village.

Peu après Cebollar, la première colline de la journée pour rejoindre Ollagüe
A Carcote, le train prend des raccourcis et coupe à travers le salar. Nous, nous devrons le contourner…
A Ollagüe, la salle des fêtes a emprunté sa forme au quirquincho, animal typique de la région.
 

8:00, moins 11 degrés, la douane chilienne ouvre ses portes… Et nous tombons à nouveau sur de vieilles connaissances ;-)! La douanière nous reconnaît immédiatement comme les trois fous qui voulaient traverser le paso Jama à vélo, tandis que son collègue a entendu parler de nous au paso Sico… Ils sont curieux du fin mot de l’histoire et nous souhaite bonne chance pour la suite! Un troisième douanier, lui, se moque ouvertement du nouveau système, ayant obligé ses collègues à décrire nos vélos dans une déclaration. Tout va bien: j’ai toujours un vélo brun, celui d’Arthur est encore bleu (au soleil) et Robin un blanc, sale mais blanc! Nous pouvons y aller! 😉 Côté bolivien, ça n’aura jamais été aussi simple. Le douanier, plus perspicace que nombre de ses semblables nous délivre directement un visa pour 60 jours, ce qui nous évitera des démarches administratives pour le prolonger. La raison? « A vélo vous êtes quand même sacrément lents! » Par contre mauvaise nouvelle, nous avons encore été trop rapides… La route des lagunes, point d’orgue de notre passage en Bolivie, semble toujours coupée. Nous partons tout de même dans sa direction, l’hôtel visé pour ce soir est accessible. 

La Bolivie se veut mystérieuse au premier contact…
… et se montre vite sous son meilleur jour.
 

Sur plus de 37 km, la piste est aussi dure que de l’asphalte, une des meilleures rencontrées au cours de notre voyage. Mais ça ne sera pas très long! Une fois passés la bifurcation de la route des lagunes à proprement parlé, ce n’est plus que cailloux, sable et dépit. Je ne suis définitivement pas une grande vététiste… Heureusement Robin et Arthur sont patients et plein de bons conseils. A la laguna Hedionda, la récompense est belle. Le soleil se couche lentement derrière les montagnes et les flamands roses offrent un spectacle inoubliable aux nombreux touristes présents. Et oui, ce soir nous ne sommes pas seuls pour contempler les merveilles de la nature, quelques jeeps venant d’Uyuni nous ont coupé la priorité. Pour la plupart avec beaucoup d’égards. D’ailleurs nos contacts avec les chauffeurs sont toujours très sympathiques et instructifs pour la suite de notre planification. 

Une fois engagés sur le route des lagunes, il faut vite choisir entre sable, boue ou neige.

A l’hôtel « Los Flamingos », le gérant nous expose les deux options possibles: une chambre à prix réduit pour récompenser notre effort du jour ou un campement improvisé dans la salle de pique-nique avec accès aux toilettes sèches à séparation d’urine (la vague écologique a atteint les endroits les plus reculés du pays). Nous optons pour la deuxième variante, gardant nos sous pour un bon déjeuner le lendemain matin. 
Vaincus et résignés suite au récit rocambolesque d’un chauffeur de Jeep bloqué par la neige à une once de notre prochain but, nous laissons nos sacoches à l’hôtel et parcourons les 9 kilomètres nous séparant de la laguna Ramaditas, pour profiter quelques heures encore de ces paysages enchanteurs. Là-bas le doute s’installe. Il n’y a pas tant de neige que ça… Peut-être aurions nous pu rouler une journée de plus et atteindre l’hôtel Tayka del Desierto à 4500m… Mais ensuite? Il y a peu de chance pour que le col menant à la laguna Chalviri, avoisinant les 4900m, soit en état. Nous faisons face à une forteresse imprenable et rebroussons donc chemin, le moral au niveau des genoux (la suite promet quand même d’être belle!). 

La lagune Ramaditas sonne la fin d’un rêve. La route est officiellement fermée à partir de là.
En revenant vers l’Eco Hôtel, la lagune Hedionda commence à dégeler et laisse apparaître quelques reflets…
Les flamingos sont sortis de leur léthargie nocturne…
… et les touristes ont envahi la zone pour le dîner!
 

Sortis des sentiers battus, notre tente retrouve toute son utilité. Mais les journées sont courtes… Sachant que le soleil passe derrière les montagnes vers 17:45, il faut avoir monté le campement, mangé et fait la vaisselle jusqu’à l’heure fatidique. Ainsi nous nous couchons comme les poules et ressortons lorsque les rayons du soleil lèchent à nouveau la toile de tente. Malgré le froid (jusqu’à -10 C dans la tente), nous dormons bien. Le plus dur consiste à sortir du sac de couchage, suivant une méthode stratégique pour s’habiller sans se découvrir ni tout salir, alors que les habits crépis de poussière passent la nuit dehors (collant, short et chaussettes). Bref! Une sacrée affaire! 

Perdue au milieu des buissons 😉
La piste était trop mauvaise aujourd’hui et nous n’avons pas avancé autant que prévu. Un petit bivouac à 4420m s’impose au bord de la route!
 

À Villa Alota, nous découvrons un village très bien entretenu. La rue principale est ponctuée de poubelles permettant le tri des déchets, chose plus vue depuis belle lurette. Dans une échoppe, nous apprenons que l’eau du robinet est potable! Dulce (sucrée) comme ils disent ici. Moi je lui trouve un goût de yoghurt tout à fait agréable. 

Petite pause café sur la route principale déserte du village de Villa Alota
Un peu plus tard, nous trouvons un spot de rêve vers la Estancia Sora. Le couscous est prêt et le feu allumé par Arthur et Robin va nous permettre de profiter un peu plus longtemps de la soirée.
Même pas froid 🙂
 

À San Agustin, nous sommes à nouveau témoins d’une fête. Cette fois ce sont les 35 ans du village qui sont à l’honneur. Au programme: fanfare, danse et discours enflammés sur le futur florissant de la région, engendré par l’extraction du lithium sur le salar d’Uyuni, affaire à suivre. La plupart participe aux festivités dans une ambiance bon enfant. Pourtant quelques hommes entre 20 et 40 ans ont trouvé là l’occasion d’une beuverie. Il n’est même pas midi et certains ne se voient déjà plus les mains… Ont-ils à ce point perdu l’espoir d’un avenir meilleur ou est-ce juste une façon trop enthousiaste de faire la fête? Beaucoup de questions se posent…

À San Agustin, nous déboulons en pleine fête et profitons une heure durant des festivités. La musique est bonne. Même si elle ne convainc pas tout le monde… Un officiel s’est complètement endormi!
Puis les femmes du village entament une petite danse au son de la fanfare.
Les enfants sont sur leur trente-et-un.
Bref la fête suit son cours sous les yeux attentifs d’Agustin, fondateur du village à droite, Simon Bolívar, libérateur de la Bolivie au centre et le DJ à gauche.
À San Agustin, on ne rigole pas avec la propreté. De nombreuses poubelles sélectives ont fait leur apparition depuis la frontière.
Pour manger tranquillement, nous nous sommes mis un peu à l’écart, mais les fêtards n’ont pas tardé à nous retrouver 🙂
A la découverte des lamas…
 

A Julaca, un village au trois-quarts abandonné, nous trouvons le patio idéal d’une ruine pour nous mettre à l’abri du vent. Une femme du village nous proposera par la suite une pièce de cette même ruine mais cette dernière est si poussiéreuse que nous déclinons l’offre. Nous dormirons mieux sous tente. Ce ne fut pas le cas de la villageoise, qui nous avoua le lendemain avoir eu de la peine à fermer l’œil, de peur de nous retrouver congelés au petit matin. Julaca est aussi le point de retour à notre fil conducteur, la voie ferrée! Cette fois, nous ne la quitterons plus jusqu’à Uyuni, environ un jour et demi de route. 

A Julaca, village fantôme, hébergeant actuellement dix-neuf habitants, nous retrouvons notre chère ligne de train.

Jusqu’à Rio Grande, il existe encore une route le long de la voie. Nous y sommes donc rapidement et trouvons une petite cuisine où l’on sert du maïs et du lama. À partir de là, nous suivons une piste étroite empruntée par d’autres cyclistes, motards et quelques jeeps. Heureusement la ligne n’est pas saturée avec ses trois trains par jour, car nous arrivons bientôt au Rio Grande de Lipez, qu’il faut traverser par le pont ferroviaire. Après un bref coup d’œil en arrière et en avant nous ne décelons aucun train 10 kilomètres à la ronde. C’est parti! Après le pont la galère commence, la terre meuble et par endroit si humide que nous n’avons pas d’autre choix que pousser nos montures bien chargées. Puis roulons sur le remblai de la voie ferrée, un peu plus propice malgré les nombreuses plantes armées jusqu’aux dents de piques meurtrières pour nos pneus. Bilan: 2 crevaisons à réparer le lendemain et 1 à Uyuni. Tant pis, il est déjà tard et nous ne pensons qu’à arriver le plus vite possible au village de Vinto, où le cabinet inoccupé d’un docteur nous servira de dortoir pour la nuit. 

Les frères Gremaud sur le pont ferroviaire de Rio Grande de Lipez.
Allez! Encore un vélo à passer avant l’arrivée du prochain train.
Après la terre collante, place au remblai. Mais attention aux épines!
 

Pour mon plus grand bonheur, les 30 derniers kilomètres jusqu’à Uyuni se font avec une facilité remarquable. La piste est cette fois bien dure et nous pouvons apprécier, tout en rêvassant, ces paysages désolées et les lointaines montagnes en lévitation. 

Comme des mirages, la ligne et les montagnes disparaissent au loin sous l’effet de la réflexion solaire.
A Uyuni, nous sommes accueillis par le cimetière des trains. Les locomotives à vapeur et wagons du siècle passé ont été abandonnés là, sans autre jugement.
Grâce à leur talent, certains artistes ont pourtant su leur rendre leur dignité!
 

A bien des égards, nous sommes surpris par les boliviens, décrit antérieurement par d’autres touristes comme des êtres réservés, voir renfermés, que le contact est difficile. Serait-ce l’effet vélo? Nous les avons trouvé accueillants, bienveillants, parfois curieux. Aussi, nous sommes impatients de rencontrer les citadins, ayant eu affaires pour le moment uniquement à des villageois…

Sarah | 26 juin 2017 | Uyuni | Kilómetro 11’260 

4 commentaires sur “Forteresse imprenable 

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  1. Merci Sarah pour ce passionnant récit et ces magnifiques photos ! Une belle énergie ! Beaucoup de plaisir pour la suite de votre périple. Je vous embrasse. Barbara

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  2. Salut chers Fribourgeois,
    Passionnants récits écrits avec beaucoup d’humour et de finesse, avec de magnifiques photos. Nous lirons les posts restants une fois de retour en Suisse. Si vous avez un Kindle, je vous recommande le livre d’un compatriote valaisan, Simon Pannatier,: « deux roues pour avancer et des yeux pour rêver », qui relatent son voyage en Amérique du Sud avec un humour rappelant vos posts. Ravi d’avoir fait votre connaissance et salutations de Colombie,
    Jérémie et Fanny

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